mercredi 30 juin 2010

Le Centre de Formation Professionnelle a un an

Anniversaire du Centre de Formation Professionnelle.

La Lettre de Kinshasa N° 16 (cliquer dans la marge pour la lire) donne des informations sur certaines des missions assumées par la Communauté du Chemin Neuf à Kinshasa.On peut prendre le temps de la lire, ainsi que les précédentes, pour avoir conscience du formidable défit que représente la Mission en République Démocratique du Congo.

Vous trouverez d'abord des renseignements sur la menuiserie, et la mise en route d'une nouvelle machine, et ensuite des témoignages concernant certains des enfants accueillis au Centre N'Dako Ya Biso. On peut s'émerveiller pour la persévérance des personnes qui résident sur place, et pour celles qui sont venues apporter leur aide et leurs compétences. Cette collaboration pour la Mission porte ses fruits, comme le révèlent les enfants de plus en plus nombreux qui sont « réunifiés », c'est-à-dire arrachés à la rue pour être remis dans une famille.

Nous vous proposons ce mois-ci, en lien, le compte-rendu de l'anniversaire du Centre de Formation Professionnelle, auquel appartient la menuiserie.

Ainsi les nombreuses difficultés, tant au niveau humain qu'au niveau matériel, sont petit à petit franchies. Il est certainement peu aisé d'imaginer quelle est la situation sur place, dans une population pléthorique, constituée d'hommes et de femmes, d'adultes et d'enfants, qui vivent dans la précarité. Mais la coopération des missionnaires de la Communauté du Chemin Neuf, animés par l' Esprit Saint, leur travail inlassable dans la joie et l'espérance, et la générosité des donateurs sans qui rien ne pourrait avancer, portent des fruits qui sont sans cesse plus nombreux.

Et quand on lit par exemple que la machine à raboter fonctionne, imagine-t-on quel tour de force cela représente dans un pays où le courant électrique arrive péniblement, avec de nombreuses coupures... et pourtant, « elle tourne ».

mercredi 28 avril 2010

LETTRE DE KINSHASA N°16

La lettre n°16 a été postée hier, les lecteurs du blog peuvent la lire en priorité (cliquer dans la colonne de droite).
Le double objet de la Lettre de Kinshasa est d'abord d'informer tous les lecteurs, ensuite de leur rappeler que si les choses avancent c'est grâce à la générosité de tous les donateurs. Aussi n'attendez pas pour vous rendre sur la rubrique
"Bâtissons ensemble la maison de la Vie , de la Paix, de l'Espérance".
N'hésitez pas à nous interroger aussi bien pour ce qui concernerait les questions fiscales (comment ne pas payer au Trésor Public le montant de l'ISF...) que sur les informations que nous communiquons.
En collectant ces informations, nous avons tellement de témoignages édifiants qui nous émerveillent que nous sommes obligés de faire un tri aléatoire, pour ne pas "être trop long". Cependant les témoignages des jeunes en mission (JET) peuvent être directement consultés sur le site de la Communauté, si l'on veut bien en prendre le temps.
Voici un extrait de la dernière lettre de Corentin, en mission à Kinshasa depuis quatre mois :
Les "Grands" de la rue exercent un contrôle sur tous les enfants de la rue. François, responsable de la Communauté du Chemin Neuf à Kin, accompagné de Lucie, une jeune Française, et de deux éducateurs, a rendu visite à ces grands adolescents dans leur repaire."...Ils ont plus de vingt ans, ils ont grandi dans la rue, ils y ont souffert, ils s'y sont battu, ils y ont subi et commis des exactions et violences du milieu. De façon logique ils sont devenus des bandits à qui les "shégués" du quartier, plus jeunes, étaient soumis.
La base était par conséquent une espèce de repaire du mal, où il y avait drogue, alcool, violence , prostitution...
Spaghetti était le doyen du trafic de drogue.
En l'entendant raconter cette histoire, je lui demandais : çà ne vous a pas fait bizarre de voir Lucie débarquer à la base? Oui, c'est vrai, mais ce n'est pas bizarre, c'est la grâce de Dieu!
Une jeune Française débarque de son pays dans la base des grands shégués avec l'intention de les renvoyer en famille pour qu'ils puissent se construire plutôt que se détruire. Quelques mois plus tard, à son départ pour son retour en France, voilà que ces hommes parmi les plus endurcis se mettent à pleurer... avant de quitter la base un peu plus tard pour essayer de construire une famille... Ces quelques lignes sont un résumé bien simplifié... nous continuons à cheminer avec eux...
Spaghetti est maintenant à nos côtés dans notre lutte, il est encadreur au centre et aimerait se former davantage. Ses quatre enfants s'épanouissent tandis que sa femme et lui cheminent avec sérieux vers le mariage." ( LES NEWS DE KINSHASA, Déjà 4 mois, Corentin, Avril 2010)


Le responsable du centre N'Dako Ya Biso, dans les compte-rendus périodiques qu'il nous fait parvenir, donne chaque jour des témoignages édifiants recueillis par les éducateurs, ils montrent combien tous les dons généreux qui sont faits sont utiles, et que les besoins de ces peuples qui nous accueillent en République Démocratique du Congo sont immenses. Nous vous enverrons volontiers ces témoignages si vous nous les demandez.

mercredi 14 avril 2010

PLATEAU BATEKE MENKAO


Sculpture téké

La lettre de Kinshasa N°16 est en préparation. Nous l'ajouterons aux autres dès sa parution. Elle sera publiée de toutes les façons avant la fin du mois d'Avril, car le principal rédacteur s'envole au mois de Mai pour Kinshasa.
Sa mission là-bas comportera l'étude des constructions à réaliser au plateau Batéké, à deux heures de route de la capitale. Avec le soutien de René Abernot, spécialiste de tout ce qui touche à l'agriculture, il examinera les premières plantations à mettre en oeuvre, probablement d'abord des végétaux destinés à border le terrain d'environ 20 hectares pour bien en marquer les limites.
Voici ce que nous écrivions dans la Lettre de Kinshasa n° 13 :

La Communauté de Kinshasa envisageait l’acquisition d’un terrain sur le plateau Batéké pour y construire une maison de formation et d’accueil, un dispensaire et une petite ferme pour la formation de cultures vivrières.

Ce projet a réussi à se concrétiser en Décembre dernier. En effet la Communauté a acheté un terrain de 20 hectares sur ce plateau Batéké à proximité de la commune de Menkao, au Nord-Est de Kinshasa sur la route de Kikwik et à 1H environ d e l’aéroport.

Ce terrain magnifique (400X500M) est à environ 1Km du village ce qui va faciliter l’inculturation de la Communauté avec la population et mettre au service de celle-ci le dispensaire de soins envisagé. Les discussions préalables à l’achat avec le chef coutumier se sont déroulées avec confiance et sérénité, ce dernier rassuré de voir arriver une Communauté à proximité de son village. Heureux présage pour l’avenir !

Le projet est de construire une maison de formation pour la Communauté, un dispensaire d’accueil et de soins au profit de la population locale une petite ferme d’élevage et de cultures vivrières qui permettra une formation professionnelle pour les ados.

Suivant la Loi du pays, pour éviter toute spéculation foncière, il est obligatoire de mettre en valeur dans les 3 ans tout terrain nouvellement acquis (sinon le terrain est rendu à son propriétaire sans indemnité)

Nous allons rapidement mettre ce projet en oeuvre, en commençant par des plantations d’arbres et défrichage de l’ensemble du terrain, puis y construire des réservoirs d’eau pluviale pour irrigation des cultures. Un programme qui se déroulera sur plusieurs années, mais prometteur et plein d’avenir !

Bien sûr nous vous reparlerons prochainement de l’avancement des travaux engagés.

(Extrait de la Lettre de Kinshasa N°13, Mars 2009, page 4.)


Le projet que nous avons au plateau Batéké comporte aujourd'hui un centre de formation aux métiers de l'agriculture, pour de jeunes adultes ; toujours en relation avec René Abernot nous mettrons en place les modules de formation adaptés.
La première construction à envisager sera un logement pour un gardien et pour le directeur du centre, on ne peut pas commencer des cultures sans en assurer la surveillance.
Avant même de démarrer les cours de formation, René Abernot suggère qu'une partie du terrain (de 1 à 2 hectares) soit défrichée et mise en culture avec du maïs, de l'arachide, des haricots.

jeudi 8 avril 2010

CENTRE DE SANTE MOBENGI


La pesée de bébé
(pour agrandir, cliquer sur l'image)


Des nouvelles du Centre de Santé Mobengi
:
vous pouvez consulter (dans la colonne de droite) la Lettre de Kinshasa n°5, à la page 10, pour avoir une information à propos de ce dispensaire, pris en charge par la Communauté en 2004, et situé à proximité du rond-point N'Gaba(environ une demi-heure).
Un service ophtalmologique vient d'être ouvert, à la suite du passage de Philippe et Marie-Pascale Tabouy, tous deux médecins ophtalmologistes. Ils avaient pris contact avec différents particuliers, et une entreprise de lunetterie, qui ont pu offrir du matériel médical . D'ici quelques semaines des personnes en cours de formation à l'ophtalmologie pourront renforcer l'équipe.
Aujourd'hui le service offert concerne essentiellement les lunettes , et c'était une nécessité au vu du nombres de patients traités (environ 60 personnes sur dix jours).
Le Centre ouvre pour le moment son service ophtalmologique deux jours par semaine, avec l'infirmière formée à cette spécialité ; le stock de lunettes a pu être reconstitué.

lundi 22 février 2010

N'DAKO YA BISO


L'accueil des enfants des rues, mené par Jean-Pierre Godding et son équipe, se développe comme on le sait, et le local prêté devient insuffisant ; c'est pourquoi il convient de construire un centre d'accueil plus grand, où l'on pourra recevoir les garçons et les filles séparément. Le projet mérite notre attention, il a été décrit largement dans la Lettre de Kinshasa n° 14, accessible dans la partie droite de ce blog. Ainsi Jean-Pierre pourra-t-il mener à bien cette oeuvre admirable ; il est fait appel à la générosité de chacun (voir la rubrique "Bâtissons ensemble")

Nous recevons à nouveau des témoignages sur les enfants eux-même, chaque enfant est une personne à qui on peut rendre sa dignité.
Ci-dessous extrait d'un compte rendu de JP Godding :
JOURNEE DE SORTIE DU 4/1/2010 AVEC LES JEUNES . Ce lundi 4 janvier 2010, nous avons organisé une journée de sortie, à l'occasion de la bonne année avec les jeunes de la rue que nous suivons autour du rond-point Ngaba. Il s'agissait d'un groupe particulier de jeunes, ceux de la tranche d'âge de 16 à 20 ans; depuis le début de 2009, nous ne recevons plus ces jeunes dans notre centre d'accueil parce que nous voyons qu'ils s'y incrustent trop et qu'il bloquent l'accès au centre des plus jeunes. Mais nous ne voulons pas les abandonner, nous continuons à assurer leurs soins de santé et leur écoute dans la rue, ainsi que l'appui à la formation professionnelle de ceux qui décident de rentrer chez un membre de leur famille. Beaucoup de ces jeunes sont connus par notre centre depuis plusieurs années, soit ils ont été réunifiés, mais cette réunification n'a pas tenu, soit ils n'ont jamais voulu accepter une réunification familiale pour différentes raisons.

A cet âge, leur réintégration familiale devient beaucoup plus difficile, ces jeunes ont été trop habitués à la vie dans la rue, ils n'ont souvent pas confiance en eux-même et ne croient pas qu'autre chose soit possible dans leur vie. Aussi, tout notre effort est de pouvoir leur redonner confiance, leur montrer que la rue n'est pas une fatalité, et qu'ils ne sont pas condamnés à y rester, que « l'esprit de la rue » est un poison qui détruit leur espérance d'avenir, et qu'ils peuvent prier pour en être libérés.

Nous sommes partis vers 9h avec 33 jeunes et 11 accompagnateurs au centre « Amour et Liberté », au bord de la route de Maluku. Bien arrivés sur place, nous avons commencé avec un bon match de football, ensuite les jeunes ont été répartis par groupes de 6 en vue de partager avec les animateurs leur vécu de 2009 et leurs espérances de 2010, ils ont pu alors se plonger dans la rivière avant de partager le repas et de continuer à se détendre au bord de l'eau. C'est vers 16h que nous sommes rentrés en ville après cette bonne journée de détente et d'écoute.

Suivent les trente-trois noms des garçons présents ce jour-la, et un bref dossier sur chacun d'eux, donnant des informations sur les raisons de leur présence dans la rue, et sur leur éventuel projet d'avenir.

Le rapporteur conclut :

Le coordonnateur veillera à assurer un animateur de suivi à chacun de ces jeunes, de manière que nous puissions refaire le point sur leur avancement, sans toutefois réunir à nouveau tout le groupe pour éviter de le développer comme groupe d'appartenance.



Dans notre prochaine publication, nous donnerons à nouveau des informations historiques sur la fondation de la Communauté du Chemin Neuf en République Démocratique du Congo.





mercredi 2 décembre 2009

Les premiers pas de la Communauté en RDC

"Tout a commencé à Kikwit (1) ..." nous dit René Abernot, "... lorsque le Père Henri Mortiaux (sj) a demandé que la Communauté du Chemin Neuf organise une Session Cana en RDC."

Dès 1988, lors du passage à Kinshasa des Guitton et des Protais, en partance pour Banga Bola, Henri Mortiaux avait formulé le souhait que des retraites Cana soient données aux couples qu’il formait à devenir des animateurs de paroisse.

Bob et Ghislaine, pour des raisons de distance, et par manque de moyens de communication, n’avaient pu donner suite.

Cependant ils ont mené l’aventure de Banga Bola (nous en parlerons dans un autre message) où ils sont restés jusqu’en 1994.

La première Session Cana à Kikwit a été menée en 1992 par François et Laurence Cartier et Jacques Montfort, avec des frères du Congo Brazzaville. Elle fut suivie de beaucoup d'autres, et c'est en 1997 que deux couples qui avaient participé à l'une de ces sessions ont organisé la première session-cana à Kinshasa, en lien avec le diocèse.
Par la suite, les choses vont s'enchaîner presque naturellement : à l'invitation de l'archevêque, visite de la paroisse Sainte Christine par René et Andrée Abernot, des membres de la Communauté du Chemin Neuf qui sont à Brazzaville, dans "l'autre Congo", puis par François et Laurence Cartier ; ils font un rapport à Laurent Fabre, le fondateur de la Communauté : église animée par des laïcs, car il n'y a pas de curé, école de 14 classes dans un état de grande vétusté (sept classes sont abandonnées, elle n'ont plus de toit) , petit dispensaire périodique pour l'accueil des enfants sous-alimentés ; Laurent décide d'accepter la proposition du Cardinal Archevêque de Kinshasa, Frédéric Edsou, et de désigner un prêtre de la Communauté. Le curé sera le Père Bernardin Kamwanga, né à Kikwit ; Bob et Ghislaine Guitton, qui avaient un grand désir de revenir en Afrique, ne se font pas prier, en 2003, pour venir installer la Communauté du Chemin Neuf à Kinshasa. Voir en lien le commentaire de Bob Guitton.
Le 26 Octobre 2003, c'est l'installation officielle de la Communauté sur la paroisse Sainte Christine. Monseigneur Kasinga, évêque auxiliaire de Kinshasa préside une magnifique cérémonie pour l'accueil du nouveau curé, on peut en lire
la description par Jean-Pierre Godding, l'un des premiers membres de la Communauté à Kinshasa.
Les différentes livraisons de la "Lettre de Kinshasa" vous diront la suite de cette aventure dans la foi et l'espérance.
A partir du n°10, les lettres sont publiées sur le site de la Communauté du Chemin Neuf (cliquer sur « pour vous informer », puis sur « bienvenue », puis sur RDC).
Vous trouverez les autres "lettre de Kinshasa" en lien avec ce blog.

(1) Kikwit est à environ 500 km à l'est de Kinshasa.